Pandore, la tournée magnifique (août 2007)
Ecrite au jour le jour, après chaque représentation de la famille Magnifique, cette chronique est comme une photographie d’humeur qui n’a d’autre ambition que de garder une image de nos tournées. De saison en saison, notre journal de voyage s’est ainsi enrichi de plus de 650 chroniques.
Tournée 2007 (août 2007)
Au cours de la tournée 2007, la famille Magnifique présente une nouvelle création (Ca va s’arranger) spectacle en trois parties sur le théme de l’espoir et de ce qu’on en fait.
 

[Imprimer le document]

   LA SAUSSAYE (27 août 2007)
   PORTBAIL (21 août 2007)
   BRICQUEBEC (21 août 2007)
   CREULLY (18 août 2007)
   CAMBREMER (18 août 2007)
   LUC SUR MER (18 août 2007)
   TREVIERES (11 août 2007)
   MERVILLE-FRANCEVILLE (9 août 2007)
   BAYEUX (30 juillet 2007)
   ISIGNY SUR MER (28 juillet 2007)
   PORTBAIL (26 juillet 2007)
   ASNELLES (25 juillet 2007)
   CHALONS SUR SAONE (23 juillet 2007)
   TOUQUES (18 juillet 2007)
   BRICQUEBEC (17 juillet 2007)
   LE HAVRE (16 juillet 2007)
   LASSAY LES CHATEAUX (15 juillet 2007)
   MERVILLE-FRANCEVILLE (14 juillet 2007)
   HERMANVILLE (12 juillet 2007)
   GRANDCHAIN (12 juillet 2007)
   BERNAY (12 juillet 2007)
   SOTTEVILLE LES ROUEN (25 juin 2007)
   GISORS (25 juin 2007)
   HERMANVILLE (23 juin 2007)
   TOUQUES (19 juin 2007)
   BOULLEVILLE (17 juin 2007)
   LES PIEUX (15 juin 2007)
   MARIGNY (13 juin 2007)
   SAINT HILAIRE DU HARCOUET (12 juin 2007)
   SAINT SAUVEUR LE VICOMTE (11 juin 2007)
   BRECEY (8 juin 2007)
   SAINT SAUVEUR LENDELIN (7 juin 2007)
   SAINT PIERRE EGLISE (6 juin 2007)
   DOMFRONT (5 juin 2007)
   LESSAY (5 juin 2007)
   JOUE LES TOURS (4 juin 2007)
   RADEPONT (4 juin 2007)

BRECEY
vendredi 8 juin 2007

Mise en ligne : vendredi 8 juin 2007 , par Jean-Baptiste Magnifique

Place de la grenouille, la statue en béton de l’énorme batracien surveille les rosiers du jardin public. Dans son dos, de vénérables poissons rouges s’ébattent au milieu des roseaux. Et à portée de sa vigilance, d’étranges bipèdes costumés s’activent autour d’un drôle d’engin qui roule et raconte des histoires. Plus loin, sur le marché, derrière son étal maraîcher, une marchande de légumes s’inquiète auprès d’une voisine poissonnière : “Est-ce qu’il est-il revenu, Paella ?” L’absence momentanée du restaurateur ambulant influence sans nulle doute le commerce local en perte de repaires syntaxiques au point qu’on espère son retour avec le même empressement qu’on réserve au Sauveur dont une joyeuse volée de cloches annonce la venue sur le plateau des Magnifiques. La grenouille, elle, s’en moque. Elle ne mange pas de ce pain-là qui fait causer les hommes. Elle n’entend pas toutes ces foutaises, ce distrayant désordre qui fait sourire les écoliers et qui arrête les chalands. Pas plus qu’elle n’apprécie les odeurs safranées des spécialités espagnoles. Elle est là pour longtemps à regarder s’enfuir les journées immobiles et ils ont beau se vanter, ces charlatans de saltimbanques, leurs belles paroles ne pourront jamais la transformer en prince charmant.

(JPEG)