La Fédération a souhaité rencontrer (14/03/2000) le Syndicat des Nouvelles Formes du Cirque (SNFC) sans objectif particulier, simplement pour se connaître en dehors du filtre d’HLM et s’informer mutuellement des dossiers et stratégies en cours.
Le Syndicat des Nouvelles Formes du Cirque a été créé en 1997 à la suite du vide laissé par l’ANDAC. C’est un syndicat, même si cette forme ne séduit pas tous les membres. Contrairement à La Fédération qui rassemble les différents profils de la profession : artistes, diffuseurs, techniciens..., il n’est ouvert qu’aux seules compagnies de cirque avec un représentant par compagnie. Le choix de ne consacrer ce syndicat qu’au nouveau cirque est un choix stratégique qui répond à la volonté de l’État d’abondamment oeuvrer à la modernisation du cirque. De son côté, le cirque traditionnel est "représenté" par 3 syndicats !
"L’année du cirque" est une proposition d’HLM au ministère. Le SNFC redoute, étant donné l’état du ministère actuellement et tout particulièrement de la DMDTS, que l’année 2000 n’ait pas le temps d’être opportune.
La Fédération et le SNFC s’interrogent sur leur quasi systématique "pacsage" institutionnel : qu’est-ce qui le justifie ? est-il fondé ?... Au-delà des aléas historiques qui ont provoqué la désagrégation de l’Andac et l’agrégat du cirque à HLM, les Arts de la Rue et les Arts de la Piste partagent la marge : ils sont associés à une histoire où l’argent va sur une autre culture. Au final, leur pacsage arrange bien les formes instituées...
Cirque et Rue n’ont pas la même économie. Pour le cirque, même si l’argent public est nécessaire, l’apport en billetterie est conséquent. Et les structures qui les programment veulent faire le plein et ne pas perdre un franc.
La déconcentration est une véritable difficulté pour le cirque parce qu’elle n’appréhende pas l’économie de l’itinérance.
Entre 60% et 70% du budget affecté au cirque est consacré à la formation. Le SNFC dénonce la politique de l’Etat qui a créé à grands frais des écoles de cirque mais n’a pas de proposition d’accompagnement des élèves sortant. Le SNFC souhaite que moins d’argent soit donné à la formation et plus aux lieux. Devant un territoire émaillé d’écoles de loisir, la demande du SNFC est la création de pôles qui soient à la fois lieux de transmission, de création et de production. |