Etaient présents :
Patrick Anvier et marlène Ilop (L’oboubambulle)
Paco Bialek (Carnage production)
Pascale Canivet (Fédération des arts de la rue)
David Duchein (service culturel de Tournefeuille)
Thérèse Fabry (Thérèse’n Thérèse)
Laurent Kilani (la Cellule)
Karine Lagrée (association Khartoom)
Mathieu Maisonneuve (L’usine)
Fabienne Quéméneux (Le nom du titre)
Philippe Saunier-Borrell et Marion Vian (Pronomade(s) en Haute-Garonne)
Faisant suite à une première rencontre de professionnels et élus de Midi-Pyrénées autour des arts de la rue, à Ramonville le vendredi 10 juin 2005, et en préparation à celle qui se tiendra à Ramonville le vendredi 9 septembre, les professionnels de Midi-Pyrénées présents au Festival d’Aurillac ont senti la nécessité de continuer à « creuser » les formes et propositions que pourraient prendre nos actions dans l’intérêt collectif de nos métiers.
Il est rappelé que ce Temps des arts de la rue, lancé par le Ministère de la culture, à l’initiative de la profession, sur les années 2005-2006-2007, doit permettre à ce secteur de mieux se structurer tant au niveau national (structuration à laquelle travaille un groupe de pilotage composé de neuf commissions : les lieux de production - écrire pour l’espace public - consolidation et implantation des compagnies - diffusion - action internationale - formation et métier - mieux connaître et faire connaître les arts de la rue - événement(s) fédérateur(s) - environnement technique et la sécurité) qu’au niveau régional (rappelons que les arts de la rue sont l’une des spécificités et des potentiels culturels forts de la région Midi-Pyrénées).
C’est en ce sens que l’idée avait été émise, lors de la précédente réunion, de créer une Fédération régionale des arts de la rue, rassemblant l’ensemble des professionnels (artistes et programmateurs) concernés par ce secteur et désireux d’œuvrer pour l’intérêt collectif.
Cette fédération serait une force de proposition et de pression, et non d’action, telle que la mise en place de diffusion ou d’événements réguliers.
Car l’objectif principal d’un tel regroupement, à l’image de la Fédération nationale, est de mener un travail de lobbying politique et institutionnel, de faire pression auprès de l’ensemble des élus de la région, pour que les arts de la rue soient introduits dans les politiques culturelles des différentes collectivités locales et territoriales.
En devenant l’interlocuteur privilégié en matière d’arts de la rue, cette Fédération devrait mener des actions de sensibilisation auprès des élus et des professionnels (des collectivités, des structures culturelles...). Pour cela, a été proposée la réalisation d’un catalogue, sorte d’état des lieux des arts de la rue en Midi-Pyrénées, avec des fiches de renseignements par compagnies, par structures culturelles... conçu comme un véritable outil du travail pédagogique à mener. Le Conseil régional pourrait être le maître d’œuvre de ce catalogue.
Une autre proposition en ce sens est d’organiser régulièrement des rencontres apparentées au RIDA de l’ONDA, rassemblant les programmateurs de la région, et des régions limitrophes, autour des arts de la rue, afin de favoriser leur diffusion.
Par ailleurs, la question est posée de la forme juridique de cette fédération :
Faut-il créer une association de type loi 1901 (comme la Fédération Languedoc-Roussillon) habilitée à recevoir des subventions et ainsi susceptible de financer un éventuel poste de coordination ?
Ou faut-il, au moins dans un premier temps, créer un « simple » collectif, plus léger et plus souple ?
Il est proposé que ces points soient travaillés et approfondis lors de cette prochaine réunion lors du festival de Ramonville le vendredi 9 septembre, à 15 heures, cinéma l’Autan (place centrale du festival)
Rappelons qu’à cette réunion, ne sont invités que les professionnels (artistes, créateurs, techniciens, diffuseurs, accompagnateurs...) pour continuer la réflexion, sans la présence d’élus locaux, départementaux ou régionaux, ou représentants de la DRAC Midi-Pyrénées.
Ces derniers seront conviés à une autre réunion prévue en octobre, en vue de leur présenter des demandes précises en terme d’accompagnement (technique et financier), dans le cadre du Temps des arts de la rue sur les années 2006 et 2007.