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Poème slam de MÜ, Cuers, le 23 avril 2008

Mise en ligne : lundi 28 avril 2008, auteur lafede


Jamais jamais les artistes ne se tairont
Malgré les conformistes et malgré le goudron.
On fournit le bitume !! Mais qu’à cela ne tienne !
Nous agitons les plumes d’une conscience citoyenne.

Celui qui pose un bâillon pour étouffer les voix
Des artistes en action :
On se demande bien pourquoi il craint ces trublions.
Dénonce-t-on les lois ? Pourquoi tant de pression ?
Pervertit-on le droit ? Ça frise à l’obsession.
Celui qui utilise la force et la violence
Pour dénier la franchise, pour empêcher qu’on pense,
Sait qu’il déshumanise et qu’il renvoie le monde à la désespérance
En entachant de honte sa nouvelle gouvernance...
Pourquoi tant de défiance ?

Au pire tu nous opprimes
Et nous pourchasses en prime.
Nous, de toutes façons, on rime
Dans le froid, dans l’abîme.
Notre pouvoir c’est la prose,
La possession, ta plaie :
Des bombes contre nos roses ?
OK ! On est opé-

Je pourrais lui conseiller de faire une analyse
De se faire soigner de ses tristes déviances.
Mais nous sommes aux abois : nous n’avons plus le choix.
Donc pour pas être en reste, je lui jette à la tête
Que c’est lui qui est à l’ouest !
Quand le théâtre inquiète, on est sur la bonne voie.
Le public est en joie, en émoi, en effroi.
Chacun se reconnaît dans ce grand désarroi.
Il faut qu’un rabat-joie vienne nous en priver !
Il faut qu’un chicanier dise : « allez ! On nettoie ! »

Au pire tu nous opprimes
Et nous pourchasses en prime.
Nous, de toutes façons, on rime
Dans le froid, dans l’abîme.
Notre pouvoir c’est la prose,
La possession, ta plaie :
Des bombes contre nos roses ?
OK ! On est opé-

Il peut laver la route, pas notre imaginaire.
Il peut jeter le doute mais c’est lui le pervers.
La culture, ça le dégoûte car il pense à l’envers.
Sur la scène, dans la rue, rien ne se crée rien ne se perd,
Et surtout pas les mots, et surtout pas les vers ;

Par exemple, moi je préfère « dictionnaire » à « revolver »
« concert » à « totalitaire » . Pour finir, qu’est-ce que je vous sers ?
Moi, j’aime tous les mots qui dansent :
Conscience
Connivence
Différence
Dissonance
Effervescence
Élégance
Virulence
Y en a des tas !


   Dicours de Victor Hugo (info du 18 mars 2008)
Texte de Didier-Georges Gabily (info du 18 mars 2008)
La diversité Culturelle (info du 18 mars 2008)