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Réception d’une écriture de la rue :
Les spectateurs des Trottoirs de Jo’Burg… mirage,
spectacle déambulatoire de la compagnie Oposito

Caroline Raffin
Université de Bretagne Occidentale
Faculté des Lettres Victor Segalen, Brest
Maîtrise de Lettres Modernes

Avant-Propos

J’ai réalisé en commençant à réfléchir au choix de mon sujet que mes plus anciennes émotions artistiques remontaient à ma première expérience de spectatrice d’un spectacle d’Arts de rue. En 1988, la compagnie Kumulus plantait son décor, une cage de zoo, au coeur de Paris. Le Forum des Halles accueillait en effet toute une après-midi le spectacle « Les Squames ». Une dizaine de comédiens mi-hommes, mi-singes, étaient amenés menottés par la police et ensuite enfermés dans une grande cage à la vue du public. Cette situation décalée jouait sur la démarcation entre fiction et réalité, puisque les policiers étaient également des comédiens. Elle fut au travers de mes yeux d’enfant une expérience quelque peu traumatisante. Néanmoins, des années plus tard, je compris avec quelle force cette mise en scène offrait une cinglante illustration du non droit à la différence, du racisme et de l’enfermement de notre société. Cette année 1988 a été décisive pour un tout autre événement puisqu’elle marque la rencontre entre les citoyens bénévoles de « La tête et les mains » et la compagnie Oposito. Ensemble, ils créèrent durant sept années, de 1989 à 1995, un festival hors du commun, les « Grains de Folie », duquel je fus, par mes origines bretonnes, une spectatrice fidèle. Cet événement qui convoquait le public à quatre heures du matin se déroulait sur vingt-quatre heures non-stop en investissant le Relecq- Kerhuon pour les deux premières éditions puis Plougastel. Si Michèle Bosseur et Claude Morizur, aujourd’hui co-directeurs du Fourneau, Scène conventionnée Arts de la rue [en Bretagne], apportaient le potentiel humain et leur profonde connaissance du territoire, Jean-Raymond Jacob et Enrique Jimenez, de la compagnie Oposito, usaient de leur savoir-faire artistique pour écrire les « Grains de folie », tout en utilisant leur réseau de collaboration dans le milieu professionnel des Arts de la rue. Ces images gravées à jamais dans ma mémoire entamèrent la construction de mon esprit critique jusqu’alors plutôt formé au théâtre en salle. Bien des années plus tard, poursuivant une maîtrise de Lettres Modernes, j’ai effectué un stage d’Animation Culturelle au Fourneau, curieuse de découvrir les acteurs et le fonctionnement d’une structure qui avait largement contribué à alimenter l’imagerie de mes souvenirs d’enfance. Mon mémoire allait donc naturellement développer un sujet sur les Arts de la rue. Les liens étroits qui unissaient Oposito au Fourneau m’ont alors amené à m’intéresser de plus près aux créations de cette compagnie. La lecture du Théâtre et son double d’Antonin Artaud m’a permis de réaliser que son ardente critique du théâtre contemporain occidental trouvait, à première vue, de larges résonances dans les spectacles de cette compagnie. Comme les artistes de rue, Artaud fait d’un retour à la confusion d’un spectacle avec la vie une condition d’intelligence du monde sensible, « Nous voulons ressusciter une idée de spectacle total, où le théâtre saura reprendre au cinéma, au music-hall, au cirque et à la vie même, ce qui de tout temps lui a appartenu. [...] Nous supprimons la scène et la salle qui sont remplacés par une sorte de lieu unique, sans cloisonnement, ni barrière d’aucune sorte, et qui deviendra le théâtre même de l’action. »

Ce mémoire est la propriété
exclusive de son auteur.

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Les annexes
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...Nicolas Mazeau (2008)
Quand les Arts de la Rue participent à la construction identitaire d’un territoire ; l’exemple du Mai des Arts dans la Rue en Pays de Morlaix.
...Mélanie Tanneau (2008)
Grain de Folie : Genèse du Fourneau et des Arts de la Rue dans la région brestoise
...Le Progrès - Le Courrier (25/07/08)
Le chenal du Fourneau (Parcours de Michèle Bosseur et Claude Morizur)
...Marine Lecoutour (2008)
Comment sortir les Arts de la Rue de l’enfermement dans le festif et le divertissement, à travers la mise en place de projets culturels territoriaux sur le long terme « pour générer du sens, insuffler une exigence artistique, interpeller avec force, humour, poésie ou dérision les individus dans leur quotidien ».
...Amélie Souchard (novembre 2007)
Le rôle des lieux de fabrication dans la structuration des arts de la rue : Enjeux, limites, perspectives
...Eileen Morizur (2007)
L'accueil d'artistes étrangers en résidence de création en Bretagne.
...Anne Gonon (juin 2007)
Ethnographie du spectateur - Le théâtre de rue, un dispositif communicationnel analyseur des formes et récits de la réception.
...Eileen Morizur (2006)
Les arts de la rue en milieu rural : perspectives de developpement pour ces territoires ?
...Violaine Lemaître (septembre 2006)
Qu'on se le dise ! Les arts de la rue entre champ et contre-champ, Etude sociologique de la liste rue
...Eileen Morizur (2005)
Les arts de la rue en milieu rural : perspectives de developpement pour ces territoires ?
...Jacques Higelin (septembre 2005)
Dans le creuset d'un "Moulin à noix"
...L'action culturelle en questions (octobre 2004)
Focus sur... Le Fourneau
...Caroline Raffin (2004)
Réception d’une écriture de la rue : Les spectateurs des Trottoirs de Jo’Burg… mirage, spectacle déambulatoire de la compagnie Oposito
...Le Ouest France (avril 2004)
Le Fourneau, port d'attache du théâtre de rue
...Les Enfants Dufourneau (septembre 2003)
Les Grains de Folie, Circus Ethiopia, Transhumance... vus par les enfants du Fourneau.
...Muriel Avrit Bougourd (Mémoire DESS - juin 2003)
Le Fourneau, L’analyse d’une quête de légitimité
...Un Autre Finistère (février 2003)
"Les Arts de la rue battent le pavé brestois"
...Emilie Trainor (2002)
Accompagner un secteur spécifique : les Arts de la Rue
...La Gazette des Communes (décembre 2002)
"Le Fourneau fait mijoter les Arts de la rue à Brest et Morlaix"
...Jean Philippe Quignon (Le Telegramme) (août 2002)
"Le Fourneau essaime la magie en Bretagne"
...Nadine Boursier (Ouest France) (juillet 2002)
"Arts de la rue, un tandem inventif"
...France Bleu Breiz Izel (mars 2002)
"Le Net c'est clair et net"
...La Scène (mars 2002)
"La rue tisse sa toile sur le web." E. F.
...Viva (février 2002)
"Vive les arts de la rue !" François Boënnec
...Libération (novembre 2001)
"La Fabrique de théâtre de rue." Clarisse Chassigneux
...Les Mains Libres (juin 2001)
"L'appel du Fourneau aux décideurs"
...L'Express(mai 2001)
"Les 50 qui font bouger Brest" Letizia Dannery
...Le Monde (mars 2001)
"Deux inventeurs de différence..." Vincent Durupt
...Le Magazine de la Mutuelle Nationale Aviation Marine (mai 2001)
"Les arts de la rue" JN Léost
...Viva Brest (mai 2001)
"Le Fourneau, de la Tête et les mains aux sorties de fabrique." Violaine Lauté
...Le programme d'observation des usages dans les ECM
" Le parcours d'Yffic, Gardien du Fourneau internaute." Sophie Thiévant

... Yves Neveu ( Cie 2 Rien Merci)
"La démarche du Fourneau." EcoutezTéléchargez et ecoutez

...L'AFP (septembre 2000)
"Le Fourneau, haut lieu de fabrique des arts de la rue."
... Le Magazine Fémina (septembre 2000)
"Michèle Bosseur, une femme au Fourneau"
...Elena Dapporto (Août 2000)
"La structuration d'un pôle de production et de diffusion."
"Grains de Folie, une folie disparue laisse-t'elle en présager une nouvelle ?"
Grains de Folie, une folie disparue laisse-t'elle en présager une nouvelle ?
Elena Dapporto (Août 2000)
...Le Point (juillet 2000)
"Claude Morizur et Michèle Bosseur, les fondus du spectacle de rue." Pierre Yves Allain
...Vincent Dréano (juin 2000)
Article paru partiellement dans la revue "Rue de la folie"
..."Théâtre(s) en Bretagne" en avril 2000
"Quelques grains de folie au Fourneau..." René Lafitte
...Le Nouvel Observateur (décembre 99)
"La force créatrice est en province". Ruth Valentini
...Sophie Tiévant (décembre 99)
Etude sur "Le Fourneau, les compagnies d'art de la rue et le multimédia".
...Le Télégramme du Dimanche (août 1999)
"Cl. Morizur et M. Bosseur saltimbanques de génie."
... Libération (octobre 1998)
"Les artistes de rue ont trouvé leur maison sur site." Rémy Fière

 


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