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Arts de la rue

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Le Fourneau, les compagnies d'art de la rue et le multimédia

Observation et analyse des usages des Technologies de l'Information et de Communication dans les "Espaces Culture Multimédia" - Partenaires et usages collectifs (Sophie Tiévant - Décembre 1999)

Genèse du Fourneau et de son ECM

L'origine du Fourneau remonte au milieu des années 70 dans une petite commune de la communauté urbaine de Brest, Le Relecq-Kerhuon, au sein d'un groupe d'enseignants parmi lesquels Michèle Bosseur et Claude Morizur : "On était jeunes, et on avait envie de faire des choses. On a relancé l'association du 'Patronage laïque du Relecq-Kerhuon' qui était alors moribonde ; on a organisé, pendant sept ans, un festival d'art, 'la tête et les mains', qui a connu un énorme succès : 50 000 visiteurs chaque année. Ensuite, il y a eu une rencontre choc, en 1987, avec Jean-Raymond Jacob et la compagnie Oposito de Noisy-le-Sec. Ca nous a donné envie de changer et on a créé une fête, 'Grains de Folie', qui démarrait à 4 heures du matin et durait 24 heures. La première année, ça a très bien marché. Mais la deuxième année, il a plu et on s'est retrouvé avec 200 000 F de dettes sur le dos…".

La fête est alors accueillie par la municipalité de Plougastel, ce qui permet à l'association organisatrice d'éponger sa dette. Au début des années 90, Grains de folie est choisie par la mairie de Brest pour concevoir les "Jeudis du port", une manifestation qui se tient sur le port chaque jeudi, en juillet et en août. L'association s'installe dans un bâtiment du port de Brest qu'elle baptise "Le Fourneau", clin d'œil à l'activité charbonnière des Dockers et à la cantine ouvrière de la Pyrotechnie de St Nicolas toute proche. Elle y accueille des compagnies en résidence et y monte divers spectacles. En avril 98, l'équipe s'installe dans deux autres bâtiments du port : l'un accueille des compagnies en résidence (le magasin Del@rue, 1000 m²), l'autre, l'ECM et l'administration (la boutique, 50 m², 5 machines). Les résidences de compagnie durent de dix jours à trois semaines ; les artistes sont logés et nourris et des moyens techniques de fabrication sont mis à leur disposition. En plus des Jeudis du port, le Fourneau est, depuis trois ans, l'organisateur du FAR (Festival des Arts de la Rue) de Morlaix .

Le Fourneau gère un budget de l'ordre de 4 MF incluant l'achat et la diffusion des spectacles. Depuis 1997, Michèle Bosseur et Claude Morizur, anciens instituteurs, s'y consacrent à plein temps. Quatre autre personnes, emplois-jeunes et temps partiels, se chargent de l'administration, du secrétariat, du téléphone et de l'accueil. Le Fourneau fait aussi appel, en fonction des besoins, à une quinzaine de techniciens (photographes, vidéastes, éclairagistes, cuisiners), intermittents du spectacle. Yffic, ancien docker retraité qui incarne le lien avec les anciennes activités du port, assure bénévolement le gardiennage de la fabrique. Un autre Yffic (Cloarec) est le gardien du virtuel… Plus jeune et informaticien, il est le webmestre du site Web et l'animateur de l'ECM. Enfin, le Fourneau rassemble autour de lui un groupe de fidèles, une cinquantaine de personnes, amis de longue date qui se mobilisent en fonction des besoins.

L'ECM accueille un public d'usagers individuels de façon régulière et ponctuellement lors des manifestations qu'il organise : jeudis du port, Z'maine des cultures urbaines, fête de l'Internet, etc. Ses moyens sont également mis à la disposition des compagnies pendant leur résidence. A l'occasion, il soutient des projets artistiques personnels comme par exemple celui de deux jeunes étudiantes de l'école des Beaux-Arts de Brest parties à la rencontre d'artistes plasticiens népalais. Dans un premier temps, le dispositif permanent était plutôt tourné vers les compagnies d'arts de la rue et le dispositif ponctuel vers le grand public. Mais avant la fin de l'année 1999, dans le but de rationaliser l'utilisation des machines pour ces deux catégories de public, les usagers individuels devraient être accueillis de façon quasi-permanente dans la boutique tandis que les compagnies en résidence disposeront d'un poste, connecté à une ligne Numeris, dans un ancien bus de transport scolaire, stationné dans le hangar, qui fera office de bureau.

L'analyse suivante porte exclusivement sur les activités de l'ECM directement liées au milieu des compagnies d'arts de la rue, qu'elles soient accueillies en résidence ou programmées dans les festivals que monte le Fourneau, à Brest et ailleurs.

Arts de la rue et multimédia

Quelle relation entre les arts de la rue et les technologies d'information et de communication ? Ces technologies peuvent être utilisées par les artistes de la rue, comme par tout le monde, comme outils de gestion ou de promotion. Mais on peut, a priori, s'interroger sur l'existence d'une relation spécifiquement artistique. Pourtant, l'observation des pratiques au Fourneau montre que, dans les faits, la relation entre multimédia et arts de la rue va au-delà de ces premières intuitions. Et là encore, la généalogie de la rencontre entre les deux disciplines, dans le contexte du Fourneau, va nous aider à la comprendre.

Le Fourneau est la seule fabrique à avoir adopté les nouvelles technologies dans son fonctionnement quotidien ; mais cette particularité n'était pas inscrite, dès le départ, dans son histoire  : "Au début, dans notre groupe, on avait tendance à rejeter les nouvelles technologies . On disait : oh lui ! il est toujours fourré sur le Minitel ou l'ordinateur ! les nouvelles technologies, ça tue la convivialité… A la fin de l'année 1997, lorsque le premier Fourneau a été démoli, nous n'avions plus de toit. Et quand on n'a plus de toit, on se projette dans l'imaginaire… C'est là qu'on a pensé à un site Web parce qu'on avait rencontré Yffic Cloarec qui avait suivi les "Grains de Folie" et il avait envie de créer un site. Alors, on s'est inventé un nouvel hébergement sous forme d'un site : il est présenté sur la photo du 31 décembre 97 : on est tous devant la porte de l'ancien Fourneau qui devait être démoli mais au-dessus de laquelle on a inscrit notre adresse virtuelle www.lefourneau.com qui, elle, nous fournissait un toit, une domiciliation…".

Aujourd'hui, plus personne ne doute de la compatibilité entre nouvelles technologies et convivialité. Mais le fond de la relation entre les deux univers, apparemment si étrangers l'un à l'autre, reste une question ouverte. Une formule à double sens traduit bien la perplexité et les espoirs qui l'entourent : "Quand les artistes de rue seront sur Internet, ils ne seront plus dans la rue...".

A partir de 1998, c'est dans l'action que le rôle des technologies pour les arts de la rue va progressivement se préciser. Le déclic se produit à l'occasion d'un voyage en Ethiopie organisé avec la compagnie Oposito, "Rhinocéros 98", dont l'un des buts est de former de jeunes éthiopiens aux arts de l'acrobatie. Le journal de bord du voyage est mis en ligne chaque semaine sur le site du Fourneau : "Là, le site a vraiment commencé à exister, à nous faire exister… Et on s'est aussi mis à organiser des activités autour du multimédia pour les compagnies et pour le grand public". Un an plus tard, en août 1999, les mêmes partenaires, Oposito et Le Fourneau, se retrouveront pour une tournée en Afrique du Sud au cours de laquelle Oposito jouera son spectacle Cinematophone dans les rues de Soweto et d'Alexandra. Là encore, le site Web servira de résonateur et de mémoire de l'événement.

Perception des compagnies

Les intuitions du Fourneau et les orientations qu'il prend dans le domaine des technologies doivent être confrontées à celles des compagnies des arts de la rue. Celles de cinq compagnies rencontrée au Festival des Arts dans la Rue de Morlaix et aux Jeudis du port de Brest en août 1999 sont rapportées ci-dessous.

Compagnie "12 balles" (Toulouse)
Entretien avec Alain Gautré

La compagnie existe depuis maintenant 15 ans ; on fait à peu près 50 spectacles par an, sur juin, juillet, août. Depuis deux ans, on a un site Internet (http://www.12ballesdanslapeau.org) parce que je suis intéressé par l'informatique et que j'ai un copain qui a créé notre site.

Pour le moment, c'est une sorte de plaquette de présentation de la compagnie. Je pense quand même que c'est trop tôt pour que le site Web fasse vendre les spectacles : il faudrait pouvoir y mettre de la vidéo et, pour le moment, c'est trop long. Donc l'intérêt, actuellement, c'est plutôt de s'approprier l'outil pour être plus malins que les autres quand le moment sera vraiment venu d'ici deux ou trois ans.

Compagnie San'Chap (duo burlesque)

Lui :
On est deux, mari et femme, et on existe sous ce nom depuis 96, mais j'ai commencé il y a plus longtemps dans le théâtre. On a sept productions en même temps et un registre très varié.
On utilise beaucoup la bureautique pour notre plaquette, la compta, l'écriture des scénarios, etc. Internet, on ne l'a pas encore. Moi, j'ai quelques préventions sur la communication virtuelle, mais c'est juste comme ça parce que sinon, bien sûr qu'on l'aura un de ces jours. Rien qu'en terme de plaquette, ça sera utile…

Elle :
L'ordinateur, je connaissais, mais Internet, pas du tout. Yffic m'a expliqué la boîte aux lettres, la navigation et les sites ; j'ai compris les principes. J'ai compris qu'un site Internet, ça pouvait être très utile pour avoir toutes sortes d'informations : par exemple, tout ce qu'il y a sur le site du Fourneau, ou sur celui du fan club de Mario Lurachi (célèbre dresseur de chevaux ? ?)… J'ai compris que ça peut être utile autant pour des gens qui nous cherchent que pour nous, pour chercher ce qui nous intéresse.

Compagnie Transe Express (Crest, Drôme)
Entretien avec Gilles Rhode

Transe Express existe depuis 12 ans, mais je suis depuis 25 ans dans le métier. On est deux fondateurs : Brigitte Bourdon et moi. Transe Express est l'une des plus grosses compagnies d'arts de la rue : il y a en tout 60 salariés chez nous, dont 8 pour l'administration. Pour ce spectacle, on a eu deux résidences : une chez Lieux Publics à Marseille pour la fabrication, les décors, et une au Fourneau pour la mise en œuvre du spectacle, c'est-à-dire la réalisation. Et on a fait le travail musical chez nous, à Crest.
On a eu un site Web à un moment parce qu'il y avait quelqu'un dans l'équipe qui savait ; mais on n'a jamais trop développé ce secteur…

Ceci dit, moi, je suis mal placé pour en parler parce que je suis sculpteur à l'origine et, ce qui m'intéresse, c'est travailler dans l'imaginaire. J'ai vu le site d'Oposito et du Fourneau mais, moi, ça ne me fait pas bander… Si les gens des administrations nous disent qu'il faut en avoir un, si c'est une technique de travail qui devient nécessaire, on y passera. Mais a priori, je ne cherche pas ; je suis plutôt dans le sensitif et le relationnel.
Quand on était en résidence au Fourneau, ils ont pris des photos de tout le monde ; et ensuite, quand on est arrivé à Lieux Publics, on nous a dit : "vos gueules on les connaît déjà parce qu'on les a vues sur Internet". C'était rigolo, mais pour moi, c'est plus un gadget qu'autre chose…

Compagnie Artonik (théâtre gestuel)
Entretien avec Alain et Caroline

On est une compagnie de deux personnes, résidents permanents à la Friche de la Belle de Mai à Marseille, et on travaille avec d'autres, en fonction des projets. Pour notre dernier spectacle, Caliente, on a embaûché six comédiennes. On s'auto-finance à 50% par nos recettes directes ; on fait aussi des interventions en milieu scolaire ; le reste, c'est des subventions Etat, Région, Ville, qui servent au fonctionnement ou à des projets de créations. Pour Caliente, on a eu trois co-producteurs : Massalia, Crespin, le Festival d'Aurillac ; et une résidence de dix jours au Fourneau en soutien à la production. Le jeu des diffuseurs, municipalités ou organismes, c'est de participer à la production et d'acheter ensuite.
Pour le moment, on fait tout à deux : la production (trouver les financements), la diffusion (vendre), la création (réalisation et décors). Sans compter l'administration et la comptabilité… Donc, la bureautique, oui, on s'en sert beaucoup, mais, pour le moment, Internet, on n'a pas le temps. On devrait bientôt avoir un emploi jeune, et ça nous libèrera du temps. La mise en réseau, on est en train de découvrir…
Pendant la résidence, Yffic nous a montré Internet et il a fait des pages sur la résidence et sur les spectacles

en avant première à Brest et à Morlaix ; ce qui est vraiment bien, c'est que ces pages respectent à la fois notre esprit et celui du Fourneau.
A La Friche, on a la chance d'avoir un cybercafé et des opérateurs informatiques. En revenant d'ici, on est allés les voir et on les a poussés pour qu'ils fassent notre site. Mais, à la Friche, ils veulent qu'on soit acteurs du site ; ils nous demandent de définir notre charte graphique, etc. Ce n'est pas facile… On a commencé à formaliser notre site (http://www.lafriche.org/artonik), mais c'est juste le tout début : on a une page de présentation, une page sur la démarche de la compagnie et une page sur nos créations précédentes.
Pour nous, l'intérêt d'un site, c'est qu'il soit vivant pour être un moyen de diffusion rapide vis-à-vis des professionnels et du réseau des diffuseurs. Par exemple, comme le Fourneau a investi dans un graveur de CD-ROM, il peut nous donner toutes les images d'un spectacle ; et si le régisseur d'Aurillac nous demande : "vous avez des photos du camion ?", on lui envoie aussitôt par Internet.
Et il y a aussi un deuxième aspect qui nous intéresse dans Internet en dehors de l'aspect communication et ouverture sur le monde des professionnels. Nous on est des gens d'images, des plasticiens, et notre théâtre est un théâtre gestuel ; donc on peut imaginer se servir des nouvelles technologies pour la création.

Compagnie Décor Sonore
Entretien avec Pierre Sauvageot et Michel Risse

On a fondé Décor Sonore il y a quinze ans. Au début, c'était de l'informatique musicale avec un pied sur les arts de la rue et aussi d'autres choses comme des musiques de films, de spectacles. A la base, on est des compositeurs.
Question techno, on a tout suivi. On a suivi l'évolution du matériel, on a fait des essais d'instruments pour des revues de son ; on a utilisé les listes de discussion parce que c'est le seul moyen de s'informer sur les machines électroniques musicales qui servent à la composition.
On a un e-mail depuis deux ans et un petit site hébergé au Fourneau qui a été fait quand on est venu pour des spectacles, et on a aussi quelques pages sur le site de Lieux Publics. Maintenant, on voudrait développer un site "Décor Sonore" plus sérieux. Parce qu'ici, au Fourneau, ils ont ouvert leur site aux autres et il y a quelqu'un de très bien, Yffic, le webmaster, qui a le temps et les compétences ; et en plus, ils savent de quoi ils parlent et ça c'est essentiel. Le technicien pur, ça n'a pas de sens : c'est comme l'ingénieur du son qui n'a pas le sentiment de la musique, ou le musicien qui n'a pas le sens de la sonorisation…
On peut avoir une résidence virtuelle ici.
En "art sonore, on a des compétences très spécifiques et on sature assez vite sur le marché.

On est des francs-tireurs, trans-courants. On est aussi décalés par rapport aux arts de la rue qui sont plutôt théâtre. Internet pour nous, c'est une ouverture et pas uniquement en terme commercial mais aussi, d'intelligence.
Récemment, on a organisé des réunions avec des gens du ministère de la culture et de la SACEM qui s'intéressent, comme nous, aux arts sonores urbains. La conclusion, c'était que avant même de faire un festival, il fallait créer "un lieu de lien", un site dédié à la musique en espace urbain. Un site Web, ça peut donc structurer une idée. D'ailleurs, c'est la très grande intelligence du Fourneau : ne pas avoir fait le site du Fourneau uniquement, mais un site de mouvance. En plus, c'est complètement cohérent avec la notion de réseau.
C'est la même chose avec la création de la Fédération des arts de la rue, il y a deux ans. Ce n'est pas une fédération corporatiste mais "politique". Elle regroupe 50 personnes du milieu et représente les 20 troupes les plus en pointe et les 20 lieux les plus intéressants. La Fédération a un espace sur le site du Fourneau et, là, ce qui est très intéressant, c'est qu'il y toute cette mémoire, disponible en permanence pour tous. On peut retrouver à tout moment des éléments qu'on recherche : le discours de la Ministre il y a deux ans, par exemple, ou faire un quatre pages pour présenter l'état actuel des choses… C'est une base de données qui s'enrichit. Le site de la Fédération, c'est quelque chose qui invente son propre media, en même temps qu'elle s'invente elle-même.

Les perceptions des responsables des compagnies ne sont pas uniformes. Le niveau de familiarité personnelle des individus au multimédia semble être, sans surprise, un déterminant important des représentations. Les moins familiers ne perçoivent pas d'applications au-delà de celles qui viennent immédiatement à l'esprit, bureautique et affichage promotionnel, applications dont ils ont partout entendu parler et qui ne sont qu'une simple extension des usages génériques de l'informatique et du réseau au domaine des arts de la rue. Mais les compagnies Artonik et Décor Sonore, du fait de leur plus grande familiarité avec les technologies, et même extrême dans le cas de Décor Sonore, savent que ce premier niveau d'applications peut être dépassé. Ils estiment que l'approche du Fourneau se trouve, sur cette question, dans une position avancée et intéressante.

La trajectoire propre du Fourneau dans le multimédia, son site Web et son ECM, mais aussi les représentations des compagnies sur les technologies permettent de définir les principaux axes autour desquels pourraient se bâtir une forme d'usages spécifique aux arts de la rue et aux compagnies opérant dans ce champ.

Sur le plan commercial et promotionnel, Internet est particulièrement bien adapté pour faire connaître, notamment auprès des diffuseurs, une discipline qui n'est pas encore stabilisée et qui ne peut être démontrée que par l'image et le son, par la représentation médiatisée de performances déjà réalisées. Mais au-delà de cet important champ d'applications, Internet offre un hébergement virtuel mais stable à une activité qui, par nature et par tradition, ne connaît dans la réalité que les hébergements précaires. Pour reprendre l'expression à double sens citée plus haut : il se pourrait bien que les artistes de rue puissent, mieux que d'autres, se trouver à la fois dans la rue et sur Internet, tout simplement parce qu'Internet, et plus précisément le Web, ressemble bien davantage à une rue (du village global) qu'à un musée, une encyclopédie ou même une salle de spectacle. Lorsqu'ils sont sur le Web, les arts de la rue sont encore dans la rue… Internet leur offre un ancrage dans l'espace et le temps et leur permet d'inventer une mémoire collective qui n'entre pas en contradiction avec le caractère éphémère et public des arts de la rue. C'est sans doute parce qu'il parvient à saisir cette proximité culturelle que le site Web du Fourneau sonne aussi juste, non seulement pour les compagnies professionnelles, mais aussi pour les visiteurs d'occasion, spectateurs potentiels des spectacles.

 

...Amélie Souchard (novembre 2007)
Le rôle des lieux de fabrication dans la structuration des arts de la rue : Enjeux, limites, perspectives
...Stradda (octobre 2007)
Numéro spécial Arts de la Rue
...Violaine Lemaître (septembre 2006)
Qu'on se le dise ! Les arts de la rue entre champ et contre-champ, Etude sociologique de la liste rue
...Jacques Higelin (septembre 2005)
Dans le creuset d'un "Moulin à noix"
...L'action culturelle en questions (octobre 2004)
Focus sur... Le Fourneau
...Le Ouest France (avril 2004)
Le Fourneau, port d'attache du théâtre de rue
...Les Enfants Dufourneau (septembre 2003)
Les Grains de Folie, Circus Ethiopia, Transhumance... vus par les enfants du Fourneau.
...Muriel Avrit Bougourd (Mémoire DESS - juin 2003)
Le Fourneau, L’analyse d’une quête de légitimité
...Un Autre Finistère (février 2003)
"Les Arts de la rue battent le pavé brestois"
...La Gazette des Communes (décembre 2002)
"Le Fourneau fait mijoter les Arts de la rue à Brest et Morlaix"
...Jean Philippe Quignon (Le Telegramme) (août 2002)
"Le Fourneau essaime la magie en Bretagne"
...Nadine Boursier (Ouest France) (juillet 2002)
"Arts de la rue, un tandem inventif"
...France Bleu Breiz Izel (mars 2002)
"Le Net c'est clair et net"
...La Scène (mars 2002)
"La rue tisse sa toile sur le web." E. F.
...Viva (février 2002)
"Vive les arts de la rue !" François Boënnec
...Libération (novembre 2001)
"La Fabrique de théâtre de rue." Clarisse Chassigneux
...Les Mains Libres (juin 2001)
"L'appel du Fourneau aux décideurs"
...L'Express(mai 2001)
"Les 50 qui font bouger Brest" Letizia Dannery
...Le Monde (mars 2001)
"Deux inventeurs de différence..." Vincent Durupt
...Le Magazine de la Mutuelle Nationale Aviation Marine (mai 2001)
"Les arts de la rue" JN Léost
...Viva Brest (mai 2001)
"Le Fourneau, de la Tête et les mains aux sorties de fabrique." Violaine Lauté
...Le programme d'observation des usages dans les ECM
" Le parcours d'Yffic, Gardien du Fourneau internaute." Sophie Thiévant

... Yves Neveu ( Cie 2 Rien Merci)
"La démarche du Fourneau." EcoutezTéléchargez et ecoutez

...L'AFP (septembre 2000)
"Le Fourneau, haut lieu de fabrique des arts de la rue."
... Le Magazine Fémina (septembre 2000)
"Michèle Bosseur, une femme au Fourneau"
...Elena Dapporto (Août 2000)
"La structuration d'un pôle de production et de diffusion."
"Grains de Folie, une folie disparue laisse-t'elle en présager une nouvelle ?"
Grains de Folie, une folie disparue laisse-t'elle en présager une nouvelle ?
Elena Dapporto (Août 2000)
...Le Point (juillet 2000)
"Claude Morizur et Michèle Bosseur, les fondus du spectacle de rue." Pierre Yves Allain
...Vincent Dréano (juin 2000)
Article paru partiellement dans la revue "Rue de la folie"
..."Théâtre(s) en Bretagne" en avril 2000
"Quelques grains de folie au Fourneau..." René Lafitte
...Le Nouvel Observateur (décembre 99)
"La force créatrice est en province". Ruth Valentini
...Sophie Tiévant (décembre 99)
Etude sur "Le Fourneau, les compagnies d'art de la rue et le multimédia".
...Le Télégramme du Dimanche (août 1999)
"Cl. Morizur et M. Bosseur saltimbanques de génie."
... Libération (octobre 1998)
"Les artistes de rue ont trouvé leur maison sur site." Rémy Fière

 


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