Intermittence : Mouvement de résistance des Arts de la rue

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Angers, 11-14 septembre 2003
Les Accroche-Coeurs


jeudi 11 septembre 2003


De gauche à droite : Pierre Dolivet, directeur des Accroche-Coeurs ; Claire Bossé, comédienne et membre du collectif 49 ; Philippe Piaut, comédien et membre du collectif 49 ; Jean-Philippe Vergneau, directeur technique du festival ; Hugues Vollerin, comédien et membre du collectif 49 ; Alain Taillard de la Fédération des arts de la rue.
Les intermittents montent à la tribune

Après plus de deux mois de lutte, les artistes et techniciens du spectacle cherchent aujourd'hui à développer d'autres types d'actions. Plusieurs organisations ont donc travaillé ensemble pour faire des Accroche-Coeurs un temps de spectacle, mais également de tribune. De nouvelles stratégies en perspective.

« Oui, le festival a bien lieu, mais il sera différent des autres années », lance Hugues Vollerin, comédien et membre du Collectif 49. Le festival de cette année va en effet prendre une dimension particulière. « Nous n'envisageons pas que ces festivités, qui concernent essentiellement les Angevins et qui bouleversent leur vie, n'aient pas lieu. Les habitants de la ville se préparent pour cet événement depuis le printemps. Nous les avons tellement poussés à jouer ce jeu, que nous doutons qu'ils comprennent une annulation soudaine », précise Pierre Dolivet, directeur artistique des Accroche-Coeurs.

« Petits Univers Portatifs »

Mieux qu'une annulation, des actions symboliques seront mises en place pendant la durée du festival. Ainsi, les visiteurs verront fleurir des petits univers portatifs (PUP) : des parasols fermés où quelques « déjantés, venus tout droit du cosmos » iront à la rencontre des gens. « Les gens seront invités à dialoguer autour de la culture. Pendant 4 jours, nous essaierons d'aller à leur rencontre et d'établir un dialogue », explique Claire Bossé, comédienne, chanteuse et membre du collectif 49. Une dizaine de PUP seront à découvrir du jeudi au dimanche, de 18 h à 20 h, dans les rues piétonnes d'Angers.

Chaque soir (sauf le dimanche), vers 21 h, place du Ralliement, les Angevins seront invités à pousser un grand cri ; « cri de colère, de désir, de révolte ou de vie ». Encore, de 12 h à 22 h, un stand d'information du collectif culture 49 sera installé Place Molière. « Nous invitons les curieux à venir débattre autour des raisons du mouvement de protestation des artistes et techniciens du spectacle », souligne Philippe Piaut, comédien et membre du collectif 49. Des vidéos, fabriquées pendant l'été, évoquant les conséquences de l'application du protocole seront également projetées, chaque jour. Ils seront commentés par les intermittents eux-mêmes.