Intermittence : Mouvement de résistance des Arts de la rue

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Restons Vivants !

Chalon (depuis le 17/07/03) "Restons Vivants" Presse Charte des compagnies Contacts
Photos-Impressions 17-20 juillet 21-? juillet Galerie (Artonik) Galerie (Restons Vivants)

Quelques impressions écrites et imagées au hasard
des lectures des listes de diffusion, bravo aux auteurs...

Lundi 21 juillet

Gagné, c'est la deuxième hypothèse qui l'a emporté. L'indifférence, c'est le silence...


Préoccupation de la ville de Chalon-sur-Saône par le collectif RESTONS VIVANTS le 21 juillet

Qu'est ce qui se passe, comment réagit-on ? S'interrogent les pouvoirs publics qui ne savent pas comment manier cette "occupation artistique". La police encadrait la manifestation. Chaque compagnie présente annonçait son nom et sa ville d'origine. Un cortège de 800 personnes environ. Le nouveau maire, Jean Georges a fait un magnifique discours sur le perron de l'hôtel de ville, encadré des majorettes des 26 000.
Accueil très touchant et très grave des occupants qui arrivaient.


Le Grand Cri de 19h30 Place de l'Hôtel de Ville le 21 juillet

150 chambres sont mises à disposition chez les chalonnais pour héberger les pré-occupants
150 mains courantes ont aussi été déposées par les chalonnais suite au gardiennage bruyant auto organisé par les métalo qui se sont organisés en quart.
Qui doit on déranger ?
Les chalonnais, les pouvoirs publics, les commerçants ou nous même A qui sert-on ? (les mêmes que ci dessus)

"Cette occupation ( même si le terme fait référence à de douloureux souvenir ici à Chalon) est envisageable si la tranquilité des habitants est respectée" dit le maire dans un communiqué.


Inauguration de la préoccupation de la
Ville de Chalon-sur-Saône par Jean Georges Tartar(e),
discoureur municipal le 21 juillet

" Plus qu'une occupation artistique nous vivons une pré-occupation artistique", Jean Georges a le sens des mots.

Mardi 22 juillet

Aujourd'hui plusieurs petites formes (Ramdam des chercheurs d'air jouait chez des gens, dans leur appartement), beaucoup d'échange, de tentative d'organisation, de la fatique, de l'idéalisme, puis à 18h, la manifestation de la "Jeune France rue" conduite par Philippe Nicolle, Pascal Rome, et Fred Tousch.

"Moins de festivals, plus de quinzaines commerciales", "faites des enfants, pas des intermittents", "les femmes derrière, les hommes devant", la précarité c'est trop compliqué", "USA vient nous sauver", "la police avec nous", "la parité c'est pour les dégradés", "libérez Pierre et Quentin"... les slogans de ce cortège de 18 h allaient crescendo, émis au porte voix et repris en choeur. Le look des manifestants : habits bon chic bon genre achetés par la cagnotte chez Emmaüs. Les "femmes de France", habillées par une créatrice-styliste chalonnaise, regroupées sous la bannière "ma maison c'est mon horizon", délivraient délicieusement un air de la marseillaise jouée à 15 flûtes à bec.

 

Service d'ordre organisé par un groupe de la coordination "skin head". Les wawaches étaient aussi de la partie avec des inscriptions directes sur le dos "SDF je suis plus à droite que toi". Magnifique manifestation


Banderole sur la place de l'hotel de Ville avant le 2eme cri

Qu'est ce qu'on fait ? Qui dérange t-on ?
L'occupation artistique gagne du terrain. La presse est là. Le monde, l'huma, le figaro, demain France Inter, jeudi Libération. Aujourd'hui sur France 3 interview du nouveau maire de Chalon Jean Georges et de sa toute nouvelle adjointe à la préoccupation artistique, délégation crée il y trois jours par le conseil municipal.

De manifestations en canular le ton est bon. Opéra Pagaï nous propose sur la place de l'hôtel de ville une opération intermithon. Transe Express vient d'arriver et a immédiatement sorti ses tambours du coffre pour poursuivre le grand cri de 19h30. 22h les Métalovoice jouent une partie de "Fragile". Le capharnaüm culturel s'organise. Bruno Schnebelin est arrivé, Pierrot et Karine de Générik viennent cette nuit.

L'équipe du festival est bien présente. Les directeurs beaucoup moins.


Pétition vivante des intermittents pendant Chalon dans la Rue

Demain 23 juillet

Dès 7h30 premières actions artistiques en sortie d'usine par la compagnie GRAAL. Usine Kodak. Toute la matinée investissement du grand marché du Pré Saint Jean (chercheurs d'air, Tout Samba'l, les danseurs Ex Nihilo...). 17h baptême des compagnie arrivantes, lecture de la charte des 12 sentences

Et puis et puis ....

L'énergie est celle d'une famille qui reprend le dessus après le drame. La fragilité demeure extrême.

Qui dérange t-on ? A qui sert-on?
A nous tous, ça c'est plus que sûr.

Bons baisers de Chalon. A bien vite.

le 22 juillet, Maud pour le Collectif "restons vivants!"


Le cri de 20h


Ce matin le Graall fait une intervention à l'entrée d'une usine. Des équipes se produisent sur le marché du pré st Jean, créent des liens. Des équipes passent, font des hod-up artistiques. Laakal Durick lance un mouvement qui fera des petits le SPA, proposant au public selon une charte d'engagements réciproques, d'adopter un artiste. Une autre manière de nous concevoir. Une commission envisage les scénarios de l'après. Ce mouvement fragile se maintient et c'est un miracle chaque jour renouvelé que la machine puisse tourner. Une manif sportive succède à celle d'hier où on a enfin pu laisser hurler le con qui était en nous. Aujourd'hui c'est entraînement, pompes, échauffements, pour un été de lutte qui durera.

Les actions délaissent quelques peu le centre ville pour aller dans les quartiers, avec le soutien d'associations locales, travail de fond, rencontres fabuleuses avec ce soir un barbecue géant au Pré St Jean, dont le curé, digne émule du père Tricot, soutient depuis le début le mouvement.

Certains nous quittent certains arrivent, d'autres reviendront. La population offre des hébergements. Arrivez, ceux de la rue mais aussi de la danse, du cinéma, du théâtre et du reste, venez avec vos compagnies mais aussi seuls ou avec qui vous voulez. Chaque jour de plus c'est un pas en avant. Le cri d'une minute commence à gagner bien des villes.

A vous de jouer

le 23 juillet, Pierre Prévost



Mercredi 23 juillet - Quartier du Pré-St-Jean

Les compagnies Ex Nihilo, Graal, Chercheurs d´Air, etc, ainsi que de nombreux artistes individuels ont multiplié les actions au coeur de la cité. : improvisations chorégraphiques et répétitions publiques pendant le marché, théâtre d´appartement, concerts, installation de l´illumination nocturne...

Après le traditionnel défilé de 18h00, le discours quotidien de Jean-George Tartar(e), discoureur municipal depuis le début de l´occupation, et le grand cri de 19h30 sur la place de l´hôtel de ville, le public et les artistes présents se sont dirigés vers le quartier du Pré-St-Jean pour un barbecue géant, offert par le collectif « Restons Vivants » à la population locale Les interventions artistiques se sont multipliées tout au long de la soirée, embrasées par les pots de feu de la compagnie Carabosse. L´heure était à la rencontre et à l´échange. Les discussions se sont prolongées jusqu´à environ 1heure du matin

Jeudi 24 Juillet - QUARTIER DU STADE

  • Le grand marché : des groupes de musiques et les artistes de la compagnie Carabosse ont mené une action de sensibilisation auprès du public pour la soirée de préoccupation de la cité
  • Interventions diverses et spontanées dans le quartier et le centre-ville de Châlon tout au long de la journée
  • 15h00 : débat public à l´Abattoir sur le sort de l´Occupation Artistique et sa propagation nationale
  • 18h00 : rendez-vous Parc George Nouelle pour le défilé quotidien. Thématique de l´Armée de l´Art
  • 19h30 : le Grand Cri
  • 20h00 départ vers le quartier du stade, ou un accueil est prévu, avec gâteaux et thé à la menthe, par les « mamans » de la cité - soirée échange et discussion à la lumière des pots de carabosse

La journée de vendredi sera marquée par des actions fortes, en écho au mouvement national. Outre le rassemblement quotidien de 18h00, deux autres temps forts marqueront la journée. Horaire des actions à préciser.

le 24 juillet
Collectif "restons vivants!"
appelchalon@tiscali.fr


Après la manif sportive, on se retrouve tous aux Prés St Jean, une gigantesque zup en bordure de Chalon. Là où s'entassent les pauvres. Carabosse a fait une installation lumineuse avec ses pots de feu et un barbequeue géant est prêt à accueillir merguez et grillades divers. Une fête... on se demande au début comment, pourquoi, un peu perdus dans un lieu radicalement différent et puis chacun arrive, les bouteilles se débouchent, un air de limonaire avec la voix de Geneviève de Tapis Franc, ça s'attroupe les yeux brillants. Toutes les familles descendent, certaines apportent des salades, des couverts, ça monte très vite dans une espèce de décontraction joyeuse, un plaisir de se rencontrer, des paroles qui s'échangent. Plus tard un groupe rock local prend un relais, suivi d'Ex nihilo qui montre une de ses pièces, les jeunes de la cité commencent à danser, démos hiphop classiques, fragiles, joyeuses, puis joutes, jeux improvisés à deux, la danse est langue très bien comprise ici, la fête vous dis-je, pas tapageuse mais réelle, on est 7 à 800 ensemble, avec des groupes dans des coins, certains commerçants qui en ont profité pour réouvrir, les poivrots qui tiennent les tables, un type paumé qui nous crie "partez pas! les femmes vous feront la bouffe demain", des esquisses de destroy vite remballées par les ados, une fête organisée en une journée quand on sait que d'autres prennent des mois qui n'ont pas ces résultats là. Mariek est omniprésente, on a même pensé aux sacs poubelles, et juste un petit mot à la fin pour dire que si nous nous battons, c'est pour conserver la possibilité de faire ça. Impact sur la lutte: zéro ou minime mais nous avons tous pris un supplement d'âme. Et les associations locales, jusque là fortement atomisées, profitent de nous pour se fédérer, se rencontrer, créer...

Nous apprenons dans le même temps que la coordination de Paris crée une commission d'occupation artistique nationale et ça nous fait un bien fou. L'idée grandit. Une page entière sur le Monde, une demi-page plutôt bien faite sur le Figaro... la démarche intéresse manifestement et elle complète les autres actions qui se situent un peu partout.

Aujourd'hui verra la naissance de l'Armée de l'Art, chargée de la guerilla artistique tous azimuts, envie de se recentrer sur la lutte en cours, sur les échéances qui arrivent. Mais ce soir, on sera dans une cité encore plus chaude, la cité du Stade. On en reparlera.

Restons vivants

le 24 juillet, Pierre Prévost


Chalon, jeudi

Un site est en cours d'élaboration sur l'opération, pour compléter le boulot d'Yffic au Fourneau. Je vous transmets l'adresse dès qu'il sera un peu avancé.

Discrètement mais efficacement, une petite équipe à procédé la nuit dernière à la prise de l'Abattoir ce qui devrait nous faciliter la gestion de la logistique et de la communication. Il nous a semblé évident qu'un lieu dédié aux arts de la rue devait d'une manière ou l'autre participer à l'action.

On nous fait part d'initiatives pour reprendre le cri de 19h30 (20h pour certains) et d'autres pour carrément reprendre le principe de l'occupation artistique dans d'autres villes. Il est évident que plus on sera nombreux plus on sera entendus. Outre celà, la construction au jour le jour de cette occupation nous apprend à travailler ensemble d'une manière très différente, et, comme elle est basée sur l'incertitude et la découverte au jour le jour, nous y échappons aux enjeux de pouvoir qui ont pu pourrir certaines AG ici ou là.

L'Armée de l'ART est officiellement née aujourd'hui à Chalon. 224, selon Livchine, soldats de l'art revêtus de cagoules et brandissant chacun un objet de leur métier (pinceau, livre, masque etc...) ont défilé aux pas cadencé dans la ville avec pour seul bruit le rantanplan d'un tambour et deux banderolles l'une "armée de l'art" et l'autre sur laquelle était inscrit: "l'art est un arme de construction massive". C'était lent, martial, concentré. Accueil un peu ébaubi des chalonnais. Le public a rejoint la queue de cortège. Après les droitiers et les sportifs, les militaires. Ce mouvement nous amène à des transformations imprévues. Un appel est fait à la "guérilla artistique" et à "regarder la vie en farce" , on aura reconu la patte de Jacques. Entre la force de conviction et le dérisoire inspiré, c'est toujours la vie. Quatre journalistes avec nous Télérama, l'AFP, Libé et l'huma qui nous suit depuis le début. Nous sommes un laboratoire d'images , créateurs de rituels, guerriers du symbolique et inventeurs de nous-mêmes, tout cela sans pathos, sans grands mots, comme allant de soi.

Il est évident que nous n'aurions pu être ni faire, sans les grèves, que nous n'existons que parce qu'elles nous ont exaltés et meurtris, qu'on ne doit nous envisager qu'au regard de l'étau qui nous enserre. Que notre mouvement est différent mais complémentaire de ce qui se fait ça et là. Nous estimons qu'il faut être vivant pour crier et nous cherchons des pistes mais la grève reste une des armes de l'arsenal commun, toujours prête à surgir.

Soirée dans une cité d'exil de Chalon, au delà de l'autoroute, quartier chaud dit "le stade". Une rencontre fragile qui ressemble parfois à une soirée MJC de rue, et qui s'en éloigne aussitôt pour autre chose. Quand des jazzeux accompagnent des rapeurs locaux, quand les corps se découvrent et se défient dans la danse, les fatmas qui nous ont préparé du thé et des gateaux et cette chaleur qui se crée avec elles. Marie de Délice dada crée des liens doux et sensibles. Tout s'ambale improvise un concert d'aspirateur accordéoné. Rachid, un grand bonhomme de Chalon, joue les truchements les pédagogues et veille sur tout. Des graines semées ici et là, chez nous aussi, sans qu'on mesure vraiment ce que ça donnera.

Certains partent, reviennent, arrivent, une idée qui grandit entre nous au fil des débats: ce mouvement ne nous appartient pas.

Pour le collectif "restons vivants"
le 25 juillet, Pierre Prévost



Les forcenés du dérisoire

L'Armée de l'Art section chalon au grand complet a perpétré deux attentats artistiques cet après midi. Après avoir rejoints les lieux du pas "artial" qui lui est presque coutumier, elle a brisé 120 pots de fleur à l'entrée du MEDEF et accroché un calicot : "Culture Education Santé! qui va payer les pots cassés ?" après quelques mots d'Hervée reprenant l'intervention qu'elle avait faite aux Eurockéennes de Belfort. Elle s'est ensuite dirigée vers l'Espace des Arts pour y organiser une cannonade de programmes et, après quelques mots de notre maire d'art, y pousser son cri. Le calicot accroché disait "Ouvrez la culture!".

Elle s'est replié en bon ordre.

Notons l'arrivée dans notre mouvement d'une nouvelle troupe de Rue très sympathique: les R.G. ça fait du bien de se sentir soutenu.

Ce soir, après le cri de 19h30, est organisé un grand forum avec le public sur le thème "essaimer" (et s'aimer aussi peut-être...)

le 25 juillet, pour le collectif "restons vivants", Pierre Prévost


Un commado d'une vingtaine est allée promer des caddys vides ou plein d'intermittents en solde, de culture de solde, d'éducation en solde avec mise aux enchères... un beau moment convival, avec même la complicité des vigiles, et surtout la conection avec des gens qui ne savaient pas ce que nous faisions et qui viendront ce soir au cri.

Cet après midi, une gigantesque colonne soufflée de Xavier Juliot (rita Kalfoul) s'élèvera dans le ciel de Chalon. et pour le reste je vous raconterai...

le 26 juillet, pour le collectif "restons vivants", Pierre Prévost



Imaginez un spaghetti géant de 145m de long dressé dans le bleu du ciel. Une gigantesque banderolle" Restons vivants" est posée sur la berge de la saône. Sur le fleuve, trois canots de survie. Le spaghetti se fait fouet au ralenti et frappe les canots et les nageurs autour. Une allégorie splendide concoctée par Xavier Juliot. On pense à Dali, à des images virtuelles. On est là sur la berge et nous qui avons beaucoup crié, agi, paradé, nous contentons de regarder. Une parenthèse esthétique.

Nous partons très serrés dans un bourdon de voix. Démarche lente, recueillie. Arrivée sur la place de l'hôtel de ville, chacun va se positionner le dos à la mairie, reprenant la position de l'armée de l'art. On se met les cagoules. Premier discours suivi de l'allocution traditionnelle et ultime de Jean Georges se concluant sur ces mots: "des maires, des vous..."

Chacun ôte sa cagoule et , cérémonieusement, va l'offrir à quelqu'un du public.

Une chalonnaise lance le compte à rebours. Le cri part. Fervent. Senem Biyici, chanteuse turque récemment installée à Chalon, lance un bourdon et improvise dessus, bientôt rejointe par des musiciens, dix minutes de grace et d'émotion, on sait que beaucoup vont partir ce soir ou demain. Je pense à tous ceux qui ont été là cette semaine et qui sont partis plus tôt: métallovoice, quidams, l'unité, carabosse, générik, la lisa, le graall, transe express, j'en oublie certainement.

Le collectif "Les Vivants" récemment crée et qui regroupe artistes et habitants de Chalon, propose un Art-péro, place de l'hotel de Ville. Coïncidence, nous aprennons que la bande à Lubat, organise exactement la même chose au même moment, ailleurs...

Le repas du soir rassemble artistes, techniciens et ceux qui nous ont suivi de près. Pas de paroles officielles, ça tchatche dans tout les coins, on s'échange des adresses. ça fait fin de colo mais on s'en fout...

le 26 juillet, pour le collectif "restons vivants", Pierre Prévost


Un certain nombre de compagnies et d'individuels nous ont quitté. Chacune, au cours de ses tournées, qu'ils jouent ou ne jouent pas, continuera le cri dans les villes où ils passent entre 19h30 et 20h.

Nous nous sommes réunis ce matin, nous étions une grosse vingtaine. Les tâches se répartissent. Les sentinelles sont en place et l'action et le cri continuent. Les troupes qui passent dans le coin ou peuvent s'investir quelques jours seront accueillies. Je rappelle l'adresse mel : appelchalon@tiscali.fr Certaines ont déjà annoncé leur arrivée et ça ne fera pas de mal. Nous allons faire un cri crescendo ce soir, à partir d'une seule voix -"la" sentinelle de l'armée des arts- rejointe par les autres et comme il pleut, nous écrivons RESTONS VIVANTS sur 14 parapluie -ça fera plaisir à Jacques-. Sinon, noujs maintenons la possibilité d'attentats artistiques plus ou moins spontanés.

L'Occupation artistique de Millau se met en place, toute personne intéressée est invitée à contacter la permanence.

La pré-occupation artistique d'Aurillac (donc au moins une semaine avant le festival) commence à être colportée et appuyée.

TF1 voulait venir aujourd'hui mais nous avons mal maitrisé la diff des infos et ils ne viendront pas finalement. Une intox ratée dommage.

J'ai eu une discussion avec la coordination des intermittents d'auvergne, menée par les Jolis Mômes qui ont une vision politique radicale du mouvement et parfaitement cohérente même si on peut ne pas la partager, ce qui est mon cas. Nous sommes convenus de faire le maximum pour trouver des terrains d'entente afin d'éviter le déchirement de Chalon. La semaine prélable ne sera pas de trop pour ça. Au moins sommes nous d'accord sur un point: AURILLAC ne peut pas se passer normalement. Le but est d'avoir le maximum d'effet politique en évitant de faire trop de dégats dans nos troupes déjà très fragilisées; il faudra être inventif.

Un outil de liasion et d'information se met en place avec Philippe, l'adresse en est : www.restonsvivants.org

Je vous invite en attendant à aller visiter le super travail de recoupement d'Yffic sur le site du fourneau ainsi qu'une revue des presse très complète et assez fournie.

Je pars demain et les compte-rendus viendront d'autres...

Bisatous et dans nos cris et nos déchirements, restons Vivants!

le 27 juillet, pour le collectif "restons vivants", Pierre Prévost



ACTION PARAPLUIE, ILS SONT TOUJOURS LA, BIEN VIVANTS

19h15 : Après la pluie, la Place de l'Hôtel de Ville est presque vide. Seules quelques personnes semblent attendre. Les terrasses ont beau être fermées, ils restent là, et de petits groupes se forment.

19h20 : Un homme en chapeau arrive avec sa valise, semblant chercher quelque chose ou quelqu'un : où sont les vivants ?

Il se pose seul face à la mairie et il commence à crier. Des porteurs de parapluies le rejoignent un par un, reprenant son cri pour l'amplifier. Sur chaque parapluie une lettre est collée. Ils s'avancent et s'alignent sur les marches de l'Hôtel de Ville pour écrire ensemble « RESTONS VIVANTS », alors que les vivants de Chalon investissent le parvis et les rejoignent dans leur cri.

19h30 : Après le cri suivi de deux discours, la place se transforme en forum et en lieu de rencontres, où tous les Chalonnais présents viennent échanger opinions et adresses, apporter services et soutien.

Les vivants s'engagent à continuer l'action et à venir crier quotidiennement.

le 28 juillet, pour le collectif "restons vivants", Pierre Prévost

Photos : Cathie Simon-Loudette, Stephane Rabut, Shoot Libre, Cubiténistes, Gilbert Ceccaldi, Fabienne Quéméneur, Photo St Jacob Chalon