Créé en 2012, Le Détachement International du Muerto Coco est un collectif marseillais-occitan qui écrit des spectacles de théâtre, de musique et de poésie pour des espaces dits « non dédiés » – autrement dit, à peu près partout sauf dans des salles de théâtre conçues pour ça. Encore que, parfois, ça leur arrive quand même.
Dans ses créations, le collectif parle du monde pour parler de lui-même, fait parler les autres pour raconter ce monde dont il fait aussi partie, et parle de lui pour mieux parler des autres. Il interroge, s’interroge, écrit, poétise, musicalise, théâtralise… et PAF : ça donne des spectacles à regarder. Des formes souvent hybrides et transdisciplinaires, qu’il est d’ailleurs plus facile de voir que de décrire.
Le Muerto Coco aime le drôle et le beau, sincèrement, même s’il entretient parfois une relation ambiguë avec le cynisme. Il affectionne les sujets à la fois intimes et universels, souvent teintés d’élans révolutionnaires – même si ce n’est pas écrit sur l’emballage. Il cultive la création collective, la crétinerie, le mélange du vrai et du faux, le brouillage des pistes et la fantaisie. Surtout, il cherche sans cesse à se surprendre lui-même et à déplacer un peu les lignes.
Ses spectacles tentent d’être aussi radicaux que nuancés. Parce que le monde, en fait, c’est compliqué.

Pour en finir avec l’origine du monde Détachement International du Muerto Coco
De l’origine du monde, c’est initialement une investigation autour de la parentalité, commencée en 2020. À partir d’une multitude de témoignages collectés auprès de personnes de tous âges, d’archives personnelles, de matières littéraires, scientifiques, sonores et statistiques, un premier triptyque de spectacles éphémères a existé, qui interrogeait tour à tour la parole des femmes, des hommes et des engendré·e·s.
Au cœur de ce quatrième et ultime volet, il s’agit bien pour les autrices de quitter le théâtre documentaire. Entre aveu d’impuissance à trouver des réponses satisfaisantes, tentative de dire caca boudin à l’injonction sociale, rêverie et fête cauchemardesque, Charlotte et Raphaëlle entrent ici en territoire inconnu. Comme à la chasse aux papillons, elles partent dans les prairies cosmiques de leur inconscient, à la recherche de leur parole intime à propos de la parentalité.
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- Représentation Ven. 28 août de 21h33 à 22h48 - Clohars-Carnoët / Esplanade de l’océan
- Représentation Sam. 29 août de 21h33 à 22h48 - Clohars-Carnoët / Esplanade de l’océan
- Théâtre de rue
- À partir de 10 ans
- En accès libre et gratuit
- Dans le cadre du temps fort : Festival Les Rias
Jeu, mise en scène, écriture Raphaëlle Bouvier et Charlotte Perrin de Boussac / Sondière (en alternance) Sophie Aptel - Cannelle Mouz-Cazenave / Aide à l’écriture, au jeu et regard musical Maxime Potard, Roman Gigoi-Gary / Complicités Coline Trouvé, Leonardo Montecchia / Costumière Virginie Breger / Administration LO BÒL - Comptoir du spectacle / Production Charles Bodin et Laure Chassier
Coproduction et soutien au projet artistique Théâtre Joliette Scène - Marseille, Théâtre Le Sillon - Communauté de communes du Clermontais - Clermont-l’Hérault, Lycée Agricole Charles-Marie de La Condamine - Pézenas, Melando -Pic Saint Loup, L’Atelline, lieu d’activation art & espace public - dans le cadre du dispositif Agiter Avant Emploi, NEST - Nord Est Théâtre, CDN transfrontalier de Thionville-Grand Est - Thionville, Théâtre La Cité - Biennale des Écritures du réel - Marseille, Chalon dans la rue - CNAREP - Chalon-sur-Saône, Théâtre La Passerelle - Gap, L’Usine - CNAREP - Tournefeuille Toulouse Métropole, L’Atelier 231 - CNAREP - Sotteville-lès-Rouen, Lieux Publics - CNAREP - Marseille, Dispositif Occit’avenir, DGCA - Aide à la production, CD 13 - Aide à la création, Ville de Marseille. L’association Détachement International du Muerto Coco est conventionnée par la Ministère de la Culture / DRAC PACA.