Les moulins de la perruque (octobre 2008)
Le Conservatoire des Curiosités entreprend la collecte et la restauration de vieux moulins de la vallée du Léguer. Du 17 au 25 mars 2008 à Belle-Isle-en-Terre, en septembre 2008 à Chatelaudren et au printemps 2009 à Saint-Laurent de Bégard (22).
En novembre dernier, à l’occasion de la présentation du « petit répertoire » en Pays de Guingamp, une habitante du canton a offert au Conservatoire des Curiosités un appareil unique construit par son grand-Père en 1937 : un épouvantail hydromobile !!! Grâce à ce don, le Conservatoire a eu l’idée de revenir dans le Pays afin d’y entreprendre l’inventaire et la restauration des nombreux moulins à eaux individuels de la vallée du Léguer. A l’issue de ce travail, tous les moulins seront présentés aux curieux sous forme d’exposition à partir du second semestre 2009.
 

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   L’édition spéciale "Moulins de la Perruque" du Petit Echo de la Mode (1er octobre 2008)
   Témoignages au fil des Moulins (18 septembre 2008)
   La colorieuse du "Petit Echo de la Mode" (15 septembre 2008)
   " Le Manège du Grand Jean " : un moulin de Jean Le Goff de Belle-Isle-en-Terre. (28 avril 2008)
   Présentation de six moulins à eau individuels réhabilités par le Conservatoire des Curiosités (27 mars 2008)
   Présentation publique du premier moulin en perruque (19 mars 2008)
   L’épouvantail à blaireaux (19 mars 2008)
   AVIS DE RECHERCHE(S)... (18 mars 2008)

L’épouvantail à blaireaux
Une donation de Mme Louven au Conservatoire des Curiosités

Mise en ligne : mercredi 19 mars 2008 , par Aurélien Marteaux

Comme beaucoup d’autres à l’époque, le moulin offert par Mme Louven au Conservatoire a été construit à partir de roues de bois récupérées sur d’anciens rouleaux de filasse ; il convenait d’assembler deux de ces roues et d’y ajouter une bride en acier faisant office de pallier de transmission, bride que l’on démontait sur les étuveurs réformés. Le système était ensuite prolongé par une roue crantée sur un axe de fort calibre provenant de volets à bascule usagés, et le moulin pouvait être installé sur une dérivation du courant de la rivière : le mouvement fourni par la roue permettait alors d’alimenter en énergie différents systèmes astucieux.

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Etude préliminaire avant réalisation (Dessin de M. Louven, 1962)

Le moulin de M. Louven, grand-père de la donatrice, semble appartenir à la catégorie des moulins champêtres ; installé aux abords de ses plantations de lin, il permettait d’animer une série d’épouvantails à blaireaux.

Comme chacun sait, les blaireaux sont la bête noire des cultivateurs de lin ; en effet, ils ont l’habitude d’attendre la floraison du lin pour venir se « bauger » dans les tiges montantes, saccageant le temps de ce rut la majeure partie des récoltes.

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Le moulin de M. Louven revit grace au savoir-faire de l’équipe du Conservatoire.

Grâce à ce système hydromobile pour le moins original, Mr Louven avait semble-t-il trouvé une efficace parade pour la protection de ses récoltes en pratiquant une forme d’écologie avant-gardiste !

Son moulin, comme les autres moulins collectés dans la région par le Conservatoire des Curiosités, sera bientôt remis en état pour être présenté au public dans le cadre d’une exposition sur les moulins de la perruque prévue au printemps de l’année prochaine.

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Des premiers tours de roue sous le regard bienveillant de Bertrand, restaurateur au Conservatoire.